Déjà 5ans depuis la sortie de Oi Oi Oi et la découverte du prodige allemand Boys Noize. Ses 2 premiers albums ont été un succès : Oi Oi Oi qui fait parti des albums phare de la vague « electro turbine » au même titre qu’un Cross. Puis Power en avance lui aussi sur son temps avec le retour sur le devant de la scène de la techno lourde et puissante.

Boys Noize a toujours aimé mélanger les styles dans ses albums. Il le dit lui même « ce n’est pas un album, ce n’est qu’une suite de single« . Tiens par exemple Frau de Oi Oi Oi aurait parfaitement pu être sur Power. On retrouve à peu près le même schéma sur Out Of The Black. Une suite de titres pas forcément en concordance les uns les autres, mais toujours en cohérence avec l’univers Boys Noize.

Attention, je n’ai écouté qu’une promo version raccourcie de l’album. Mon jugement est donc forcément influencé par le fait que les titres ne soient pas en entier, gênant l’écoute…J’écoute l’album depuis environs 3 semaines et au total un peu plus de 4 fois.

Les deux premiers titres de l’album, vous les connaissez certainement déjà puisqu’il s’agit de What You Want puis XTC. 

  • What You Want est assez représentatif de l’album : assez puissant, qui donne envie d’écouter la suite. La production pêche un peu et la finition du titre n’est pas optimale (peut-être due à ma version pas finale ?). En effet, le travail sur la voix, les synthés, les modulations, est un peu léger. Le tout se mélange bien mais on aurait pu espérer mieux (souvent ressentit dans les productions de Boys Noize).

  • XTC même constat, un bon banger en live c’est sur. Mais la production reste assez basique. Le vocal est un peu cheap et le lead synth assez cheapos aussi (et déjà vu maintes fois). On aurait pu espérer quelque chose d’un peu plus fou, surtout vue la thématique du morceau il y avait matière ! En bref, un morceau (trop ?) simple mais qui reste efficace.

  • Missile : j’ai du mal à avoir un avis sur ce titre. Ça tourne un peu en rond, la boucle n’est pas folle, rien d’exceptionnel.
  • Ich R U : dès la premier seconde d’écoute on retrouve les voix robotique propres à Oi Oi Oi (très proche d’& Down). Une basse un peu funk, un petit air de Lemonade dans la construction et dans les bases du morceau.
  • Rocky 2 Une voix de robot qui annonce clairement la couleur : ici c’est du Oi Oi Oi ! (le vocal le dit même de vive voix au début du morceau « oi oi oi« ). Puissant, saturé, assez techno aussi. J’aime assez.
  • Circus Full Of Clowns, le premier featuring de l’album et le premier featuring tout court pour Boys Noize : une ambiance lourde, sombre et un rappeur qui ne prend pas le dessus sur l’instru. Le rythme est lent et ici, effectivement, on retrouve bien un côté dubstep (breakbeat, modulations etc.). La production n’est malheureusement pas à la hauteur (Boys Noize ayant voulu s’essayer au wooble, à ce niveau là y a des clients !). Dommage le titre aurait pu être très bon.
  • Conchord (ou Yaay ?):  Il me faut la version complète, difficile de juger en 1min49.
  • Touch It , l’autre morceau « joyeux » de l’album. Toujours un vocal robotique/talk box. Toujours pas mega fan des rythmiques des drums (difficile à détailler mais en gros la cymbale par exemple qui suit la mélodie, un peu comme quand on s’amuse avec les effets dans Virtual DJ). Mais le morceau est sympa dans l’ensemble.
  • Si vous êtes fan de Boys Noize vous avez certainement déjà entendu parler de Sahure, un titre qu’on avait vu joué par Boys Noize lors de ses lives et qui était d’une extrême puissance. A vous donner des frissons. Le titre s’appelle en fait Reality et son écoute est finalement frustrante : on ne retrouve pas la puissance que le titre semble avoir en live. Cela soulève une question, l’album n’est-il pas taillé pour le live ? 
    Bien sur cette frustation est relative car la version dont je dispose ne fait « que » 3:59min. C’est un morceau « progressif » si j’ose dire, on rentre dedans au fur et à mesure.

  • Merlin : Morceau assez répétitif, qui s’étoffe un peu à partir de 2 minutes. Peut-être intéressant en live.
  • Stop : L’avant dernier titre de l’album, beaucoup plus techno cette fois, plus proche de Power et un gros air de Rollin’ & Scratchin’. Encore une fois ça doit bien bien envoyer en live avec une belle progression sur tout le long du morceau.
  • Le dernier morceau I’ll House You est finalement très bien situé (ou très mal). En featuring avec la plus grosse rap star US au flow devenu insupportable, le morceau prend la forme d’un « hommage » à la house de Chicago. C’est en fait un gros remake de I’ll House You des Jungle Brothers. Seulement la production est bien plus faiblarde que ce qu’elle devait sembler en 1988 pour la sortie originale du titre. A prendre comme un titre bonus donc (même si le bonus de Oi Oi Oi était excellent).

Update : Le dernier titre en feat avec Snoop Dogg a semble t’il été finalement retiré de la playlist de l’album pour le moment…Me voilà rassuré.